Wealthsimple est un tout nouveau genre de service de placement. Ce billet est le plus récent de notre série Modes d’emploi dans laquelle nous partageons nos judicieux conseils sur le monde des finances.

Vous vous mariez! Félicitations! À partir de maintenant, tout le monde va vous donner son avis. À vrai dire, c’est un tout nouveau chapitre de conseils de vie qui commence. (Attendez d’avoir des enfants pour le deuxième chapitre : “de parfaits étrangers vous disent comment tenir votre bébé et pourquoi ce que vous lui donnez à manger ruinera sa vie”.)

Des gens vous diront où faire votre mariage, qui inviter, quoi servir, qui devrait être le célébrant et, bien sûr, combien dépenser. Il n’y a pas de meilleur microcosme que l’organisation d’un mariage pour vous préparer aux périodes de stress, d’intensité et de compromis que vous rencontrerez dans votre vie de couple marié.

Notre conseil est de penser d’abord à ce que vous voulez et à ce qui est vraiment important pour vous — et de le faire, peu importe ce que votre mère en pense. À moins que ça n’implique de vous endetter. Ne faites pas ça. Être indépendant financièrement est déjà assez difficile, alors ne commencez pas avec un handicap.

Oh! Mais avant de prendre des décisions, écoutez les gens qui savent vraiment de quoi ils parlent, comme les experts (certaines des plus grandes organisatrices d’événements à Toronto) à qui nous avons parlé pour ce billet. Voici quelques-uns de leurs conseils.

No. 1. Souvenez-vous qu’un mariage, ça coûte cher. D’après le site Weddingbells, en 2015, les Canadiens ont dépensé en moyenne 30 717 $ sur leur mariage. (Chez les Américains, la moyenne est de 32 641 $.) Il est révolu, le temps où les parents payaient la note. Dans un sondage mené en 2014 par BMO Ligne d’action, on apprenait que les mariés paient 60 % des coûts du mariage. Les parents contribuent à hauteur de 13 %, 13 % iront sur une carte de crédit et les cadeaux des invités couvrent 5 %. Les gens grappillent à gauche et à droite pour les 8 % restant, en empruntant à des amis, peut-être, ou en ramassant les canettes dans les parcs.

No. 2. Déterminez ce que vous pouvez vous permettre. Avec ce qu’on appelle un budget. Ce conseil vous semble probablement évident. Ce qui ne signifie pas que les gens le font. Commencez par sonder votre famille. Est-ce que l’un de vos parents prévoit contribuer, si oui, combien? Si vous ne voulez pas demander le montant, les experts suggèrent de leur demander s’ils veulent payer une chose en particulier (le traiteur, la robe, la lune de miel, etc.). Déterminez aussi combien vous voulez débourser, tout en vous assurant de ne pas oublier vos propres dépenses comme le paiement d’une dette, votre cotisation à votre REER et tout ce que vous faites pour prendre soin de votre avenir.

No. 3. Partagez le total entre toutes les dépenses du mariage. Et soyez réaliste! La plupart des organisateurs accordent environ 50 % du budget total à la réception. Cela comprend tout, de la nourriture à la salle en passant par les décorations. On estime que les fleurs, le divertissement, le photographe et les tenues des mariés comptent pour 10 % du budget chacun, et tout le reste fait partie des 10 % restant. Il s’agit là d’une estimation de la répartition des coûts, et non d’une recette infaillible. C’est toutefois un bon point de départ. Si la salle de vos rêves engloutit 80 % de votre budget, c’est le signe que vous devriez la reconsidérer. « Comme quand vous magasinez pour quoi que ce soit d’autre, ne regardez pas ce qui est au-dessus de votre budget, ou vous serez déçu de ne pas pouvoir vous le permettre », conseille Rebecca Chan, la propriétaire et organisatrice principale de la boîte torontoise Rebecca Chan Weddings & Events.

No. 4. Ça ne coûte pas toujours exactement ce qu’avait estimé le fournisseur. Ne soyez pas arrogant juste parce que vous avez monté un tableau de dépenses. Prévoyez un coussin d’environ 5 % pour les imprévus. Lorsqu’on a demandé aux planificateurs quels items prenaient les clients par surprise, leurs réponses étaient rarement les grosses dépenses. « C’est habituellement toutes ces dépenses inattendues et pas très glamour : l’audiovisuel, le transport, l’imprimerie, les cadeaux pour les invités, la compagnie de location, énumère Mme Chan. Le pourboire peut aussi monter rapidement. »

Assurez-vous également de connaître tous les détails lorsque vous négociez votre salle. « Les frais de redevance peuvent surprendre », mentionne Lynzie Kent de Love by Lynzie. « La salle peut percevoir des frais entre 10 % et 25 % de votre facture de traiteur. » Ouille! Mieux vaut le savoir d’avance.

No. 5. N’oubliez pas de vous chicaner. Avec votre mère, votre futur beau-père, peut-être même avec votre fiancéE, une bonne grosse chicane dont vous vous souviendrez en riant lorsque vous serez vieux. Le processus de planification et de budgétisation peut mettre beaucoup de pression sur un couple. Il est préférable d’anticiper les disputes de la même manière que vous anticipez les dépassements de coûts. « Les mères croient que certaines choses sont incontournables, alors que les mariés n’y accordent pas la moindre importance, comme un gâteau à étages. Ou le marié peut être incapable de faire accepter de louer de meilleures chaises quand la mariée veut un décor Pinterest, indique Lynzie Kent. C’est différent pour chaque couple, mais il est rare qu’il n’y ait aucun conflit durant tout le processus d’organisation. »

On pourrait dire la même chose de la vie de couple en général.

No. 6. Choisissez ce qui compte vraiment pour votre journée et ne faites pas de compromis là-dessus. Trouvez un moment de calme dans l’agitation des fiançailles et demandez-vous ce que vous voulez vraiment. Est-ce la publication Instagram de vous dans votre robe? Un repas raffiné? Danser comme des fous jusqu’à 2 h du matin? « Si le plus important pour un couple est que leurs invités s’amusent, nous mettrons l’accent sur une bonne bouffe et de la bonne musique, plutôt que sur les housses de chaises », explique Nadine Lamanna, l’organisatrice principale chez Toronto’s 818 Events. « Par contre, si un couple veut le décor parfait, alors on se concentre sur les fleurs et la décoration. Personnellement, je priorise toujours ce qui fait plaisir. Et je m’assure que mes clients ne confondent pas plaisir et coup de foudre passager avec une belle photo d’inspiration. »

No. 7. Si un bon photographe ne fait pas partie de vos priorités, vous faites erreur. En tout cas, c’est notre humble avis. Si les photos ne figurent pas sur votre liste, ajoutez-les. « Ne lésinez pas sur le photographe, supplie Nadine Lamanna. Sérieusement, je sais que nous sommes à l’ère des selfies, des téléphones et des méthodes alternatives pour capturer des moments. Néanmoins, c’est bien connu que les couples qui n’embauchent pas un photographe professionnel sont déçus lorsqu’ils regardent leurs photos quelques années plus tard. »

Ou, comme le dit Melissa Samborski, propriétaire de One Fine Day Event Planning & Design : « Lorsque tout a été dit et que tout ça est derrière vous, vos photos sont tout ce qui vous reste de cette journée. »

No. 8. Les chiffres n’arrivent pas? Réduisez la liste d’invités. C’est le moyen le plus facile de réduire le budget. « Le nombre de personnes que vous prévoyez inviter sera un facteur déterminant du budget total », affirme Mme Kent. « C’est la façon la plus facile d’avoir ce que vous voulez au prix que vous voulez », ajoute Crystal Adair-Benning de Distinct Occasions, qui est planificatrice de mariage depuis 16 ans.

Adios, cousine Marguerite. Mais sens-toi bien libre d’envoyer un cadeau!

No. 9. Ne vous stressez pas avec des détails. Retirez-les plutôt de votre budget. Nous avons demandé à nos expertes ce qui peut épurer instantanément un budget. Selon Mme Kent, ce sont le transport et les cadeaux pour les invités. Le gâteau peut aussi être éliminé, d’après Melissa Samborski de Toronto. Les gens sont souvent surpris par le prix d’un gâteau et il y a beaucoup d’options de desserts beaucoup plus abordables.

Quelques-unes nous suggèrent de se marier un vendredi (économies instantanées) ou durant un mois hors saison (un mariage d’hiver, quelqu’un?). L’une d’elles a mentionné de faire un mariage-déjeuner, ce qui est un excellent conseil à moins que ça ne vous refroidisse complètement.

L’essentiel? Passez-vous de tout ce qui n’est pas crucial à votre projet. « Si vous n’en voulez pas, ne le faites pas », affirme Mme Lamanna.

No. 10. Embauchez une planificatrice. Bon, c’est vrai que tous ces conseils proviennent de planificatrices. Elles sont donc en conflit d’intérêts. Mais ce qu’elles affirment a du sens. Si vous n’avez jamais planifié un mariage, vous n’êtes sûrement pas doué pour le faire. Personne n’excelle la première fois qu’il essaie quelque chose. Les organisateurs d’événements, eux, ont déjà fait toutes les erreurs. Et ils connaissent tout le monde dans le milieu. Ils peuvent donc s’assurer que vous n’embauchiez pas le fournisseur de tentes qui ne sait pas comment installer une tente et qui ne se pointera tout simplement pas. « Les planificatrices vont vous aider à créer un budget adéquat, à trouver des fournisseurs fiables en fonction de ce budget et à trouver des manières créatives d’économiser », explique Rebecca Chan.

Il y a même moyen d’économiser là-dessus. « Vous pouvez retenir les services d’une coordonnatrice seulement pour la journée. Vous économisez en planifiant le mariage vous-même, mais le jour J, vous ne vous inquiétez de rien et pouvez profiter de chaque instant », dit Carmen Luk, la planificatrice principale chez Devoted to You.

Vous avez bien lu? Profitez de chaque instant. Parce que vous n’avez pas les moyens de refaire ça.